Fanny Agostini - Journaliste, conférencière & animatrice d'événements sur la transition écologique

  • Accueil
  • Services
  • Expertise
  • Blog
  • …  
    • Accueil
    • Services
    • Expertise
    • Blog

Fanny Agostini - Journaliste, conférencière & animatrice d'événements sur la transition écologique

  • Accueil
  • Services
  • Expertise
  • Blog
  • …  
    • Accueil
    • Services
    • Expertise
    • Blog

Ce que j'attends du prochain maire de mon village : l'écologie, ça commence là

· Ecologie de terrain

Le 15 mars, nous votons pour choisir nos élus locaux pour les six prochaines années. Des hommes et des femmes qui vont décider de ce que respirent nos enfants, de ce que boivent nos rivières, de ce que mangent nos terres. Je vis en Haute-Loire depuis plusieurs années. J'ai quitté Paris pour incarner ce que je défendais depuis un micro. Et depuis que je suis ici, j'ai compris une chose : l'écologie la plus puissante, elle se joue à l'échelle d'une commune.

L'écologie de bureau ne changera pas le paysage de votre village

Je connais bien les grandes conférences. J'en anime régulièrement — des sommets, des débats d'entreprise, des tables rondes sur la transition écologique. On y parle de trajectoires carbone, d'accords internationaux, d'objectifs 2040. C'est nécessaire. Mais quand je rentre chez moi le soir, ce qui me frappe, c'est autre chose.

Ce qui frappe, c'est le ruisseau au fond du champ. La haie qu'on a conservée ou arrachée. Le terrain communal laissé en friche ou bétonné. Le maire qui autorise ou refuse un projet d'élevage intensif. Ce sont des décisions de proximité. Et elles ont des conséquences bien plus immédiates que n'importe quel accord de Bruxelles.

Ce que j'observe depuis ma ferme en Haute-Loire

Mon potager nourrit ma famille à 70 %. Sans mécanisation lourde, en circuit fermé, avec les amendements organiques de mes chèvres et de mes poules. Ce n'est pas de l'idéologie — c'est du concret. Et ce travail-là dépend aussi des décisions locales.

La qualité de l'eau que j'utilise pour irriguer dépend de ce qui ruisselle des exploitations voisines. L'accès aux semences paysannes dépend du marché local. La possibilité d'installer un bac à compost dans l'école du village dépend du bon vouloir du conseil municipal. Petites décisions. Grands impacts.

Avec Landestini, la fondation que j'ai co-créée avec mon mari, nous avons organisé un championnat national de potagers scolaires. Des centaines d'écoles. Des enfants qui apprennent à semer, à composter, à observer. Pour que ce projet existe dans une école, il faut un directeur motivé — et souvent, un maire qui dit oui.

Trois questions concrètes à poser à votre candidat

Je ne fais pas de politique. Mais je pose des questions. Voici celles que je suggère à chacun d'entre vous avant de glisser votre bulletin dans l'urne.

1. Quelle est votre vision pour les espaces naturels de la commune ?

Bocages, zones humides, prairies, ruisseaux : ces espaces sont des infrastructures écologiques vivantes. Un élu qui les traite comme des réserves foncières à valoriser a une vision du monde très différente d'un élu qui les préserve. La différence, on la voit dans le paysage au bout de six ans.

2. Avez-vous un projet de potager ou de compostage collectif ?

Cela peut sembler anecdotique. Ce ne l'est pas. Un potager à l'école, c'est un enfant qui comprend d'où vient sa nourriture, qui apprend à observer les saisons, qui développe un rapport au vivant que rien d'autre ne peut lui enseigner. C'est un investissement à très long terme. Et il ne coûte pas cher.

3. Comment comptez-vous soutenir les agriculteurs engagés dans la transition ?

Je ne suis pas naïve : un maire n'a pas les leviers d'une politique agricole nationale. Mais il peut faciliter l'accès au foncier pour les jeunes agriculteurs en agroécologie. Il peut valoriser les circuits courts dans la restauration scolaire. Il peut soutenir une coopérative locale plutôt que de laisser les terres partir à l'agrandissement.

L'écologie n'est pas un programme parmi d'autres

Les élections du 15 mars vont façonner notre environnement local pour six ans. Ce n'est pas un détail. C'est le cadre concret dans lequel nous vivons, dans lequel nos enfants grandissent, dans lequel nos voisins agriculteurs travaillent.

J'ai quitté Paris parce que je ne voulais plus parler d'écologie depuis un plateau de télévision sans l'habiter. Mais habiter l'écologie, ce n'est pas seulement cultiver un potager ou faire ses semis en février. C'est aussi regarder qui gère le territoire où l'on vit. C'est voter avec ce regard-là.

L'écologie de bureau, j'en vois les limites tous les jours. L'écologie de terrain, elle commence là, dans une salle des fêtes, un dimanche matin, avec une feuille de papier dans une enveloppe.

Si vous voulez découvrir comment j'applique cette philosophie dans mes animations d'événements, rendez-vous sur ma page dédiée à l'animation de débats sur la transition écologique.

S'abonner
Billet précédent
Thalassa : mon rêve de petite fille devenu réalité (et ce...
Billet suivant
L'Europe vient de voter un objectif climatique pour 2040....
 Revenir au site
Photo de profil
Annuler
Utilisation des cookies
Nous utilisons des cookies pour améliorer l'expérience de navigation, la sécurité et la collecte de données. En acceptant, vous consentez à l'utilisation de cookies à des fins publicitaires et d'analyse. Vous pouvez modifier vos paramètres de cookies à tout moment. En savoir plus
Accepter tout
Paramètres
Refuser Tout
Paramètres des Cookies
Cookies nécessaires
Ces cookies sont destinés pour des fonctionnalités de base telles que la sécurité, la gestion du réseau et l'accessibilité. Ces cookies ne peuvent pas être désactivés.
Cookies pour les statistiques
Ces cookies nous aident à mieux comprendre comment les visiteurs interagissent avec notre site web et nous aident à découvrir les erreurs de navigation.
Préférence pour les Cookies
Ces cookies permettent au site web de se souvenir des choix que vous avez faits afin de fournir une fonctionnalité et une personnalisation améliorées.
Enregistrer